Une pénurie de main-d'oeuvre guette l'industrie forestière

Forêt
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
La pénurie de main-d'oeuvre sera un défi important pour le secteur forestier québécois. Selon les industriels, la situation risque même de remettre en question des projets d'expansion ou de diversification lorsque la reprise sera enclenchée.
L'avenir s'annonce plutôt sombre puisque la main-d'oeuvre est vieillissante et que le nombre d'inscriptions dans les écoles et les facultés de foresterie est en chute. Malgré les pertes d'emplois massives des dernières années, il devrait manquer 15 000 travailleurs d'ici huit ans dans le secteur forestier. « Je pense que cela va être le principal défi auquel nous aurons à faire face lorsqu'on sortira finalement de cette crise-là », soutient le président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière, André Tremblay.
En pleine crise forestière, des centaines de travailleurs désertent la forêt et les usines pour aller gagner leur vie ailleurs. « Les mines, Hydro-Québec qui a de grands chantiers. Ce sont des électrotechniciens, des mécaniciens. Ces gens-là se font fortement courtisés », s'inquiète-t-il.
Luc Bouthillier, professeur à la faculté de foresterie de l'Université Laval, considère que les industriels possèdent déjà une partie de la solution.
Améliorer la condition de vie des travailleurs. C'est le seul moyen par lequel l'industrie pourra vivre.
De l'avis de spécialistes, c'est plutôt un changement de perception chez les jeunes qui doit s'amorcer.