Appui important à un recours contre les coupes en éducation du gouvernement du Nouveau-Brunswick

L'édifice de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick (archives).
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
La Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) a fait un coup d'éclat dimanche matin à son assemblée générale annuelle, à Saint-Jean, en décidant d'appuyer un éventuel recours juridique contre le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour mener sa lutte contre les compressions dans le domaine de l'éducation.
La SANB ne peut pas intenter un recours juridique elle-même. Il faut que ce soit une partie qui se considère lésée par les compressions qui le fasse, soit un parent ou un conseil scolaire.
La stratégie de la SANB consistera donc à encourager une poursuite, en fournissant un soutien logistique, ou peut-être même des fonds, à la partie qui demanderait un recours. Elle coordonnera le recours juridique et en profitera pour demander au tribunal de clarifier le rôle des parents dans la gestion scolaire.
Le ministre de la Francophonie du Nouveau-Brunswick, Paul Robichaud, a réagi lundi à cette annonce en disant que lorsque l'on fait recours aux tribunaux ça cesse tout le dialogue et la discussion entre les deux parties.
Pour moi c'est le dernier recours. Et je pense aussi que c'est le dernier recours que la SANB propose. D'ailleurs ils ont reçu le mandat de pouvoir aller devant les tribunaux, mais leur objectif c'est de continuer le dialogue et de continuer la discussion.
Il précise que le gouvernement ne prend pas de telles décisions de gaieté de coeur. « Je veux m'assurer comme ministre, à l'intérieur d'un gouvernement, à l'intérieur de la difficulté financière à laquelle nous faisons face, que nous pouvons assurer de maintenir un système d'éducation adéquat partout au N.-B. », souligne-t-il.
La SANB dit qu'elle espère encore que le gouvernement conservateur changera d'idée à propos des compressions budgétaires annuelles de 2 % qu'il exige pour les trois prochaines années. Le président de la SANB, Jean-Marie Nadeau, dit qu'il est toujours prêt à discuter avec le ministre de l'Éducation, Jody Carr, mais il se dit également prêt à passer à l'action, en souhaitant que cela permettra peut-être de mettre de la pression sur le gouvernement.
Ce sera la deuxième fois en quelques années seulement que la communauté acadienne conteste en cour une décision du gouvernement provincial, après le dossier de la santé en français, qui s'était conclu par une entente en avril 2010.
Avec un reportage de Michèle Brideau