Les quotas de thon mis en question

Pêcheurs de thon rouge à l'Île-du-Prince-Édouard (archives)
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Un comité international de scientifiques recommande de diminuer de moitié le quota mondial de thon rouge, ce qui risque d'entraîner des conséquences sur l'industrie canadienne.
Un comité international de scientifiques recommande de diminuer de moitié le quota mondial de thon rouge.
Cette recommandation a été soumise aux 40 pays membres de la CICTA, la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique. Cette espèce est considérée comme menacée d'extinction.
Le quota de thon rouge accordé aux pêcheurs canadiens cette année s'élevait à 432 tonnes. Les pêcheurs de l'Île-du-Prince-Édouard ont eu droit à 132 tonnes, ceux de la Nouvelle-Écosse à 201 tonnes.
Cette pêche est aussi pratiquée à Terre-Neuve-et-Labrador (61,5 tonnes), au Québec (20 tonnes) et au Nouveau-Brunswick (17,5 tonnes).
Si ce quota est réduit de moitié l'an prochain, les conséquences sur l'industrie canadienne pourraient être désastreuses.
La recommandation de réduire le quota sera débattue lors de la réunion des pays membres de la CICTA prévue en novembre à Paris.
L'Association des pêcheurs de l'Île-du-Prince-Édouard va y envoyer un délégué, car cette pêche représente pour ses membres des revenus de 11,5 millions de dollars. Le président de l'Association, Mike McGeoghegan, dit que son groupe veut d'abord voir les données scientifiques et qu'il réagira à la décision après.
Dans une déclaration officielle diffusée en juin dernier, la ministre Shea a réitéré son intention de respecter les avis scientifiques. Elle encourageait ses homologues à faire preuve de la même volonté pour assurer la durabilité des stocks.
Le quota canadien ne représente qu'une fraction des prises mondiales, qui s'élèvent à 14 000 tonnes. Presque 80 % des prises mondiales sont exportées au Japon pour y satisfaire un appétit prononcé pour le sushi.