Taux de participation « acceptable »

Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Environ 40 % des citoyens se sont rendus aux urnes dans les 10 plus grandes villes de la province, selon les résultats préliminaires du DGEQ, un taux décevant, mais « acceptable » dans le contexte actuel.
Les électeurs ne semblent pas s'être rués vers les bureaux de scrutin, dimanche, malgré l'appel au vote massif du directeur général des élections du Québec (DGEQ).
Selon les résultats préliminaires du DGEQ, environ 40 % des citoyens se sont rendus aux urnes dans les 10 plus grandes villes de la province.
« On aurait souhaité une participation électorale beaucoup plus forte », admet Marcel Blanchet, directeur général des élections.
Selon lui, cela peut en partie s'expliquer par le cynisme de certains électeurs devant les révélations sur le financement illégal et l'octroi de contrats dans certaines municipalités. « Le taux de participation est quand même acceptable compte tenu de toute cette situation », a précisé M. Blanchet.
On peut penser que les électeurs se sont dit: c'est important d'aller voter pour se donner un conseil municipal en qui on aura confiance.
Taux surprenants
Les plus forts taux de participation ont été enregistrés dans des municipalités où les maires ont été élus à forte majorité. Par exemple, c'est à Saguenay, où Jean Tremblay a été élu avec 78 % des voix, qu'à été observé le plus haut taux de participation, soit 51,7 %. À Québec, où le maire Labeaume a remporté largement son élection, la participation est pour l'instant évaluée à 49,9 %.
À Montréal, où plusieurs s'attendaient à une forte participation en raison des différents scandales qui ont marqué la campagne électorale, le taux observé est présentement évalué à environ 38 %. Il importe toutefois de préciser que les résultats de plusieurs urnes doivent toujours être saisis dans la métropole.
Ce taux de participation, bien qu'il demeure sous la barre des 40 %, est plus élevé que celui observé lors des dernières élections municipales à Montréal. En 2005, 35 % des électeurs s'étaient rendus aux urnes.

Ces chiffres sont des résultats préliminaires fournis par le DGEQ. À Montréal, des urnes doivent toujours être saisies. À Lévis, il y a seulement eu élection dans les disctricts électoraux, la mairesse ayant été élue par acclamation, et les chiffres fournis n'ont pour l'instant pas été confirmés par le président d'élection.
La participation générale, moins élevée que l'aurait souhaité le DGEQ, survient après une campagne de publicité qui, outre la controverse qu'elle a soulevée, visait à souligner l'importance de la politique municipale.
« Au niveau municipal, c'est toujours un peu plus difficile de susciter l'intérêt de la population pour aller voter, malgré les enjeux très importants », avoue Marcel Blanchet.
Par ailleurs, le DGE dit suivre de très près ce qui se passe à Québec, où le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, dit qu'il va toutefois revoir le processus d'adjudication des contrats dans les municipalités.
Certains problèmes et retards ont été observés dans la compilation des votes à Montréal. Élection Montréal affirme avoir eu des problèmes avec la centralisation des résultats. Selon le président d'élection, le temps de communication téléphonique entre les divers bureaux de vote et l'Hôtel de Ville pour transmettre les résultats a été plus long que prévu, ce qui a entraîné des délais dans leur diffusion. Lundi en avant-midi, on disait que 27 % des bulletins de vote devaient toujours être compilés. À 13 h, cette proportion était passée à 15 %.
Avec les informations de La Presse canadienne