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Le SPVM veut le maintien du registre

Fusils de chasse

Fusils de chasse

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Les policiers de Montréal exhortent les députés de la Chambre des communes à voter, mercredi, contre un projet de loi privé visant à abolir le registre des armes à feu.

Les plaidoyers en faveur du maintien du registre des armes à feu se multiplient, à la veille d'un vote aux Communes qui pourrait mener à l'abolir.

Mardi, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a exhorté les députés à rejeter le projet de loi privé de la députée conservatrice Candice Hoeppner, qui sera débattu mercredi à Ottawa.

Le directeur du SPVM, Yvan Delorme, soutient que le maintien tel quel du registre des armes à feu est « essentiel ». Pour appuyer ses dires, il cite un événement survenu peu après la fusillade survenue au Collège Dawson, en septembre 2007. « Les policiers ont eu vent de menaces proférées par un autre individu. Le registre leur a permis de savoir que cet individu possédait plusieurs armes qu'ils ont pu lui confisquer avant qu'il ne passe aux actes », a-t-il plaidé.

Le SPVM n'est pas seul à vouloir le maintien du registre. Mardi, la mère d'une des victimes de la tuerie de Polytechnique, en 1989, a publié une lettre ouverte dans les journaux afin de défendre le registre. Suzanne Laplante-Edward, qui a perdu sa fille Anne-Marie dans la tragédie, rappelle au chef néo-démocrate Jack Layton et au chef libéral Michael Ignatieff qu'ils s'étaient engagés envers elle à empêcher les conservateurs d'abolir le registre lors de l'adoption au Parlement d'une motion en faveur du maintien du registre, en avril dernier.

« M. Ignatieff et M. Layton [...] m'ont assuré personnellement qu'ils empêcheraient Stephen Harper d'arriver à son but », dit-elle dans sa lettre.

La Fédération des femmes du Québec (FFQ) a elle aussi plaidé en faveur du maintien du registre. Selon la FFQ, si le projet de loi est adopté, les femmes perdront un outil efficace dans la lutte contre les violences envers les femmes.

La présidente de la Fédération, Alexa Conradi, a également demandé à MM. Layton et Ignatieff d'intervenir auprès de leurs députés pour qu'ils votent contre le projet de loi. « Si messieurs Ignatieff et Layton sont pour le droit des femmes à la sécurité, ils doivent interpeler leurs députées à voter contre le C-391, geste qu'ils refusent de faire jusqu'à présent. »

Le projet de loi C-391 présenté par la députée conservatrice Candice Hoeppner a pour objectif d'éliminer l'enregistrement des armes d'épaules et de supprimer les données actuellement incluses dans le registre.

Comme il s'agit d'un projet de loi privé, les députés ne sont pas tenus d'observer la ligne de leur parti et peuvent voter selon leur désir.

Jack Layton a déjà indiqué qu'il n'avait pas l'intention d'imposer la ligne de parti lors du vote. Michael Ignatieff laissera aussi ses députés voter comme ils l'entendent.

La députée Hoeppner a affirmé mardi avoir récolté l'appui d'au moins huit libéraux et néo-démocrates. En tout, il suffirait d'une dizaine de votes du côté de l'opposition pour que le projet de loi continue à cheminer et pour qu'il passe à l'étape du comité parlementaire, se rapprochant ainsi d'une éventuelle adoption.

Avec les informations de La Presse canadienne

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