Une pratique déjà connue

Prenez note que cet article publié en 2007 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
L'ancien gouvernement libéral avait été prévenu par des diplomates canadiens en poste à Kaboul, en 2003, 2004 et 2005, que la torture était courante dans les prisons afghanes, rapporte La Presse.
L'ancien gouvernement libéral avait été prévenu par des diplomates canadiens en poste à Kaboul, en 2003, 2004 et 2005, que la torture était une pratique courante dans les prisons afghanes.
Un rapport datant de 2004 du ministère canadien des Affaires étrangères et obtenu par La Presse révèle que « les rapports de surveillance de la Commission indépendante des droits de la personne de l'Afghanistan indiquent que la torture demeure une pratique courante des policiers, notamment à l'étape de l'enquête. Cette mesure est utilisée pour obtenir des confessions de détenus. »
En 2005, un autre rapport démontre que les forces militaires, les policiers et les services de renseignements seraient impliqués dans des arrestations arbitraires, des kidnappings, des cas d'extorsion, des cas de torture et des meurtres d'individus soupçonnés d'avoir commis des crimes. Le document fait également état de cas de viols de femmes, de filles et de garçons par les commandants de la police et leurs troupes.
Une entente malgré tout
Malgré les avertissements des diplomates canadiens, le gouvernement de Paul Martin a tout de même signé une entente avec le gouvernement afghan, en décembre 2005, afin de livrer aux autorités afghanes et non aux Américains tous les prisonniers capturés par les soldats canadiens.
C'est à la suite de la controverse entourant de présumés mauvais traitements de détenus à la prison américaine de Guantanamo, et les tortures infligées à des prisonniers par des militaires américains à la prison d'Abou Ghraib, en Irak, que le Canada avait pris cette décision.
L'opposition libérale de Stéphane Dion à la Chambre des communes accuse maintenant le gouvernement Harper de fermer les yeux sur les violations des droits des prisonniers dans les geôles de l'Afghanistan.