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Bush lance un avertissement à Moucharraf

Radio-Canada

Peu de temps après que Pervez Moucharraf eut envisagé de déclarer l'état d'urgence, le président Bush exhorte son homologue pakistanais et allié à garantir des élections « libres et justes ».

Le président des États-Unis George W. Bush a indiqué à son homologue pakistanais, fortement contesté dans son pays et par son allié américain, qu'il s'attendait à ce qu'il garantisse la tenue d'élections « libres et justes ».

Cette mise au point du président Bush survient peu de temps après que l'entourage de Pervez Moucharraf eut laissé entendre que le président pakistanais pourrait décréter l'état d'urgence.

Selon les hauts responsables politiques, cette possibilité était destinée à répondre à des « menaces internes et externes ».

Les menaces internes auxquelles se réfèrent les autorités pakistaises concernent essentiellement les islamistes armés en lutte ouverte contre le régime Moucharraf, tout particulièrement depuis le siège sanglant, voilà quelques semaines, d'une importante mosquée en plein coeur de la capitale du pays.

Quant aux menaces externes, s'il faut en croire des membres de l'entourage présidentiel, elles sont issues des avertissements américains selon lesquels ses troupes pourraient très bientôt mener unilatéralement des opérations militaires sur le territoire pakistanais.

Washington reproche à son allié pakistanais son incapacité à sécuriser sa longue frontière avec l'Afghanistan et, ainsi, de faire du Pakistan un refuge pour les insurgés talibans qui opèrent dans le sud et l'est de l'Afghanistan voisin.

S'il avait décrété l'état d'urgence, le régime déjà autoritaire du président Moucharraf se serait vu doté de prérogatives encore plus arbitraires lui permettant de restreindre les libertés civiles et la liberté de presse.

Plus grave encore, l'état d'urgence permettrait aussi à Pervez Moucharraf de repousser sine die un calendrier électoral qui prévoit la tenue d'un scrutin d'ici la fin de l'année. D'ici là, cette mesure permettrait aussi à Pervez Moucharraf de contourner les règles constitutionnelles qui l'empêchent d'occuper en même temps les fauteuils de chef de l'État et de chef des armées.

Les spéculations au sujet d'une possible déclaration d'état d'urgence ont surgi peu de temps après que le président eut annoncé au président afghan, Hamid Karzaï, qu'il ne pourrait participer à une assemblée tribale à laquelle participent 700 chefs tribaux et religieux des deux pays.

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