Lacroix devant la caméra
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Lorsqu'il a répondu aux questions de la GRC en 2006, Vincent Lacroix n'a pas nié les faits, mais n'a pas non plus reconnu sa pleine culpabilité, révèlent les interrogatoires vidéo rendus publics à la demande de Radio-Canada.

Vincent Lacroix répond aux questions d'un policier lors d'un interrogatoire mené en 2006.
Plutôt que de tenter de faire disparaître les soupçons qui pesaient contre lui, Vincent Lacroix s'est incriminé lors des interrogatoires menés en 2006 par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Au cours des interrogatoires de 30 heures, rendus publics à la demande de Radio-Canada, l'homme derrière le scandale de Norbourg avoue qu'il fabriquait de faux documents et précise comment l'argent des épargnants passait d'un compte à un autre.
Il révèle également qui étaient ses complices et comment les millions étaient réinvestis ou dépensés. Il avoue par ailleurs qu'il perdait le fil entre l'argent des investisseurs et le sien.
Si Vincent Lacroix ne nie pas les faits, il ne reconnaît pas non plus sa pleine culpabilité, atténuant toujours ses intentions.
Il revient plusieurs fois sur sa capacité à rembourser, affirmant qu'il aurait pu rembourser les investisseurs fraudés à tout moment.
Tout au long du procès des cinq coaccusés de Vincent Lacroix, les 30 heures d'interrogatoire étaient demeurées sous scellés.
D'ailleurs, à la demande du juge Marc David, une partie de l'entretien le restera, puisque le second procès se déroulera à partir de septembre prochain. Le magistrat refuse que les médias diffusent des extraits qui incriminent d'autres personnes.
Le précédent procès des coaccusés de Vincent Lacroix avait avorté en début d'année, les jurés n'étant pas parvenus à s'entendre sur un verdict.

Vincent Lacroix lors de son interrogatoire
Selon la Couronne, la GRC pourrait encore porter des accusations dans cette affaire. Les personnes incriminées par Vincent Lacroix ne peuvent être nommées en raison d'un interdit de publication émis par le juge. L'interdit vaut pour 12 mois après la fin du prochain procès.
Rappelons qu'en septembre 2009, Vincent Lacroix a de son côté plaidé coupable aux accusations criminelles portées contre lui. Il a été condamné à une peine de 13 ans de prison pour avoir fraudé, à hauteur d'une centaine de millions de dollars, près de 9200 investisseurs.
D'après les propos d'Yvan Côté